La conférence du 4 avril dernier sur "l'estime de soi" animée par Marie-Charlotte CLERF a réuni de nombreux parents et adolescents.

Ce débat a été l'occasion d'apprendre et d'échanger sur les préoccupations des parents et adolescents.

En voici un résumé proposé par  l'intervenante :

L’estime de soi est l’assurance intérieure que l’on développe lorsque 3 piliers sont en place :

  • L’amour de soi (suis-je aimable ? Puis je m’aimer ?)
  • La vision de soi (suis-je valable ? est ce que je connais mes forces et mes faiblesses ?)
  • La confiance en soi (suie-je capable ? (de surmonter les échecs, de relever des défis ? de vivre mes rêves).

 

A l’adolescence, les trois sont très fragiles :

L’amour de soi :  il faut du temps pour accepter ce corps qui change et ne correspond pas souvent à ce que l’on espérait. C’est aussi un moment où l’on est souvent en opposition avec ses parents… et ces derniers peuvent être très agacés par l’attitude de leurs ados. Pourtant, il est fondamental de montrer à nos ados qu’on les aime… tels qu’ils sont, tels qu’ils deviennent. On peut ne pas aimer leurs comportements… mais pour s’aimer, ils ont besoin de voir notre amour pour leur personne

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La vision (ou image) de soi est aussi très attaquée à l’adolescence : nos ados savent généralement très bien quels sont leurs défauts… mais demandez-leur quelles sont leurs qualités et leurs forces… ils ne le savent souvent pas. Dans un environnement qui a tendance à leur montrer ce qu’ils ratent, ce qu’ils font de « pas bien », il est important de leur rappeler aussi quelles sont leurs forces. Pensons à leur rappeler leurs qualités, c’est une base sur laquelle ils pourront s’appuyer pour grandir ! Et puis de multiples expériences ont montré que les enfants, les ados… finissaient par se comporter en fonction de ce que nous leur montrons d’eux : si nous croyons VRAIMENT en eux, alors ils auront la force de croire en eux aussi.

 

Enfin, la confiance en soi est compliquée aussi à l’adolescence, en particulier lorsque l’on ne réussit pas très bien à l’école. Changeons notre regard sur l’échec… arrêtons de penser et de dire que l’échec est définitif et grave. L’échec est une étape… S’arrêter, baisser les bras, ne pas se relever… ça c’est un échec. Notre rôle de parents est d’aider nos enfants à surmonter ces échecs, les aider à analyser ce qui a été compliqué pour eux, et leur donner les moyens de s’en remettre… sans pour autant être dans le contrôle… pour nous parents, l’enjeu est de trouver la bonne distance, ni contrôle, ni abandon…